L'ENCYCLOPÉDIE DU MISTÈRE

HEILIGE LANCE

HITLER, Adolf

RENNES-LE-CHATEAU

TESLA, Nikola

 

HEILIGE LANCE

Réalité ou imaginaire? Les premières pages du récit "Martin Mystère - Le mystère de la Heilige Lance", (de l'Anschluss à la restitution de l'épée à l'Autriche) respectent rigoureusement la vérité historique. A partir de la 15ème planche, le récit prend tout doucement un tour fantastique. Mais est-il vraiment fantastique ? Selon le colonel Howard A.Buechner et le capitaine Wilhelm Bernhardt, auteurs de l'ouvrage "Adolf Hitler and the secrets of the Holy Lance", la Heilige Lance que les visiteurs admirent, de 9 heures à 18 heures sauf le dimanche, dans la Weltliche Schatzkammer du Hofburg à Vienne est vraiment un faux, comme dans l'histoire du "Détective de l'Impossible".

L'épée dans les glaces. Dans leur essai, publié en quelques exemplaires seulement par une petite maison d'édition de Stelle, Illinois (une ville-incroyable mais vrai- batie par une secte convaincue qu'elle sera seule à etre sauvée à la fin du monde), Buechner et Bernhardt prétendent que Himmler fit réaliser secrètement par un artisan japonais, une reproduction parfaite de la lance de Longin. En 1945, la fausse Heilige Lance fut expédiée à Nuremberg, où elle subit les vicissitudes décrites dans l'album, tandis que la lance authentique fut transportée, dans le sous-marin U-530, dans un repaire secret des monts de glace Muhlig Hiffman en Antarctique. La lance aurait été récupérée, avec d'autres trésors du Reich, par une mystérieuse (et très organisée) secte dénommée "Ordre des Chevaliers de la Sainte Lance", et reposerait aujourd'hui dans une autre cachette, surveillée par les Chevaliers. Leur objectif serait -pour notre plus grande tranquillité- de maintenir "la justice et la paix dans le monde".

HITLER, ADOLF

Un monde de délires. Radars pointés vers le ciel pour capter le reflet de l"'autre paroi" de la sphère creuse dans laquelle nous vivons. Expéditions sur l'Himalaya, à la recherche d'Agarthi. Une lance anc'ienne révérée comme un objet magique. Le monde des glaces. La recherche de Thulé. Il ne s'agit pas là des points de départ des aventures de Martin Mystère, mais d'événements réels survenus pendant l'une des plus funestes périodes de l'histoire de l'humanité: le nazisme. Nous savons tout ou presque tout de son plus sulfureux partisan, Adolf Hitler. Nous ne nous arreterons donc pas sur le personnage historico-politique, ni sur ses crimes monstrueux. Nous traiterons en revanche des relations, attestées historiquement, que Hitler entretenait de manière obsessionnelle avec le monde de la magie et des pseudo-sciences. relations qui rendent le personnage encore plus inquiétant et sinistre, si cela est possible.

L'obsession d'Adolf Hitler. D'après August Kubizek, un des rares amis de Hitler pendant sa jeunesse à Linz, en Autriche, les obsessions magico-politico-raciales du futur Fuhrer se révèlèrent brusquement vers 1904 alors qu'Hitler avait quinze ans. Après avoir assisté à "Rienzi", I'opéra de Wagner consacré à Cola di Rienzo, le jeune Hitler commenca à parler d'une "mission que le destin lui réservait", et à dire qu'il aurait "affranchi sa race de l'esclavage". Toujours selon Kubizek, Hitler parla alors pour la première fois de cette voix hachée et caractérisée par de violents accès de colère qui devait devenir tristement célèbre dans ses discours délirants, et qui n'était pas sa voix "normale". "Il en semblait etonné lui-meme - écrit Kubizek - comme s'il entendait le discours d'un autre sortir de sa propre bouche".

Les premiers symptomes d'une forme de schizophrénie qui ne l'aurait plus quitté de toute sa vie ? Probablement. Toujours est-il qu'à partir de ce moment, Hitler commen,ca à s'occuper presque à temps plein de mystique orientale, d'astrologie, d'hypnose, de mythologie germanique, et d'occultisme. Il était maladivement fasciné par la thématique ésotérique des oeuvres de Wagner, dont il découvrit bientot la source d'inspiration: les poésies médiévales de Wolfram Von Eschenbach auteur d'un "Parzival" à la complexe symbolique hermétique. Un personnage du poème le frappa tout particulièrement. Il s'agissait d'un certain Klingsor, qui d'après lui était la transposition littéraire d'un personnage réel, le tyran Landolfo II de Capoue, excommunié en 875 pour avoir pratiqué la magie noire dans l'intention d'acquérir le pouvoir absolu. Selon toute probabilité, Hitler s'identifia à lui, aussi parce qu'il souffrait du meme défaut physique: tous deux n'avaient qu'un seul testicule (à ce propos, les Alliés chantaient "Hitler has only one ball", sur l'air du "Pont de la rivière Kwai", chanson sans doute inventée par les services secrets anglais à des fins de dénigrement). En 1909, Hitler prit contact avec Jorg Lanz Von Liebenfall, ex-frère fondateur d'un ordre ésotérique dénommé "Les Nouveaux Templiers", qui prechait, entre autres, la supériorité de la race germanique.

Les Maitres Inconnus. Les Nouveaux Templiers n'était pas l'unique secte ésotérique de l'Allemagne pré-nazie. Entre 1900 et 1930, comme toujours dans les périodes de crises et de confusion idéologique, de nombreux Allemands cherchaient dans le surnaturel les certitudes et l'identité qui leur manquaient dans le monde réel. Dans le droit fil de la doctrine de la "Société théosophique" américaine et de la "Golden Down" anglaise, et sans doute inspirés par une interprétation erronée de la philosophie du "Surhomme" de Nietzsche, virent le jour de nombreux "ordres" caractérisés par l'idée obsessionnelle d'une Race supérieure commencée des millénaires plus tot par des "Maltres inconnus". Ces derniers étaient des demi-dieux qui controllaient les destinées du monde, cachés -selon les cas- dans les entrailles de la terre, dans de profondes galeries creusées dans l'Himalaya, ou dans d'autres lieux mythiques et inaccessibles. Pour la "Société des Vril" (le Vril étant l'énorme énergie que nous n'utilisons qu'en partie dans la vie quotidienne, le noyau de notre potentiel divin), les Maltres inconnus se trouvaient dans les entrailles de la terre, et il n'était possible de devenir semblable à eux qu'en purifiant la race. Pour le "Groupe de Thulé", une civilisation d'Hommes Supérieurs s'était développée dans le désert de Gobi trois ou quatre mille ans plus tot, et avait été détruite par une catastrophe qui avait fait de la région le désert actuel. Une partie des survivants se seraient transférés au Tibet d'autres dans l'Europe du Nord, donnant ainsi naissance à la race aryenne (preuve en était selon eux l'analogie entre le nom du royaume nordique Asgard, et Agarthi, le mythique centre spirituel caché au Tibet). Un "ingénieur" autodidacte, Hanns Horbiger, élabora en 1925 une théorie délirante sur le "monde des glaces" selon laquelle l'univers est né de la collision de blocs de "glace cosmique" doué de mouvement en spirale (?), avec d'énormes masses de feu. De la glace, qui refroidit ame et esprit, seraient nés sur la Terre les Maltres inconnus, dispersés par différents cataclysmes, comme celui de l'Atlantide, mais destinés à se réorganiser en nation germanique. La "Théorie de la Terre creuse", inventée par John Cleves Symnes en 1818 fut accueillie avec enthousiasme: quelle meilleure cachette pour une Civilisation supérieure d'origine aryenne ? Selon un certain Bender, qui fonda le groupe "Hohl Welt Lehre", I'humanité vivait à l'intérieur d'une sphère dont le Soleil constituait le centre.

La nouvelle Thulé. L'obsession de Hitler pour ces théories ésotérico-raciales le conduisit-il à entreprendre une carrière politique pour les mettre en pratique, ou bien les adopta-t-il a posteriori comme fondements "philosophiques" de sa politique ? Selon toute probabilité, les deux obsessions interagirent. Le fait est qu'Adolf Hitler fit sien ce magma théorique, et il est inutile de rappeler les horreurs qu'il déchama pour créer la fameuse "Race supérieure" à laquelle devait etre confié le destin du monde. Qu'il y croie ou non, comme on dit, "qu'il en crève" (mais la première hypothèse est la plus probable).

Hitler s'entoura de légions entières de mages, astrologues, occultistes, chercheurs en psychisme, alchimistes. Ce n'est pas un hasard si, en 1920, il choisit un symbole magique, la svastika, comme emblème du parti national-socialiste. Il le fit sur une suggestion de Friedrich Krohn, un occultiste du groupe Germanenorder, mais exigea une modification: I'orientation des bras de la svastika fut inversée, transformant ainsi ce symbole solaire et positif en symbole nocturne et négatif. En 1933, après la prise du pouvoir par Hitler, le Reichsfuhrer et fondateur des sinistres S.S. (Schutzstaffel, "force de protection") Heinrich Himmler, aussi connu sous le nom d"'Apprenti-Sorcier" à cause de sa dévotion maniaque aux arts magiques créa une véritable religion néo-paienne. Comme centres du culte, il choisit Exernsteine, le "Stonehenge allemand", et surtout Wevelsburg, où fut construite une véritable cathédrale ésotérique, avec une table ronde pour treize convives (Himmler et ses "douze apotres"), autour de laquelle se préparait le génocide des "races inférieures" et des homosexuels. Là, les jeunes S.S. (dont la généalogie était contrólée jusqu'à 1750, pour vérifier qu'aucun d'entre-eux n'avait de sang juif) subissaient un rite d'initiation, après lequel ils pouvaient endosser l'uniforme noir et porter la tete de mort d'argent. Himmler s'occupait aussi de cérémonies de conjuration contre des symboles ou des monuments qu'il jugeait de mauvais augure; pendant la guerre, il cultiva l'obsession de détruire les cloches d'Oxford, qui d'après lui portaient malheur à la Luft~vaffe, I'aviation allemande, et les empechaient de frapper efficacement le territoire anglais . En 1938, au moment de l'Anschluss, I'annexion forcée de l'Autriche, Hitler s'empressa de mettre la main sur la Heilige Lance. Différentes expéditions au Tibet à la recherche de la mythique Agarthi et du Saint Graal remonteraient aux années précédant immédiatement la guerre. Dans "Le matin des magiciens", Jacques Bergier soutient que les expéditons continuèrent jusqu'en 1943, mais le fait n'est pas attesté. En revanche, il est avéré qu'après la chute de Berlin, les Soviétiques retrouvèrent les cadavres de nombreux Tibétains en uniforme allemand. Qui étaient-ils, et que faisaient-ils là ? En ce qui concerne les pseudo-sciences, Hitler ne fut pas seulement un grand adepte d~ Horbiger, mais aussi de la théorie de la "Terre creuse" de Bender. En avril 1942, une expédition commandée par le Docteur Heinz Fischer installa sur Ihle de Rugen, en Mer Baltique, un ensemble de couteux radars expérimentaux, et les pointa à 45deg. vers le ciel. But de l'expérience: repérer l"'autre paroi" de la terre creuse sur laquelle nous vivons. Objectif militaire: faire rebondir des rayons infrarouges et localiser les vaisseaux ennemis en quelque point de la terre qu'ils soient. L'information, incroyable mais vraie est rapportée dans le très sérieux ouvrage du célèbre scientifique américain Martin Gardner "Fads and fallacies in the name of science" (Absurdités et mensonges au nom de la science).

Le mage noir. Jusqu'à présent, nous avons rapporté des faits attestés. Mais selon certains chercheurs, Hitler n'était pas seulement un paranoiaque obsédé de magie, une distraction qu'il pouvait se permettre dans la position où il était. Il aurait été un véritable sorcier, un initié "de la main gauche", un très puissant et très clairvoyant "mage noir", qui aurait conclu un pacte avec les puissances obscures, auxquelles il offrait des sacrifices rituels en échange du pouvoir absolu, comme son prédécesseur et modèle Léopold II. Cette alliance expliquerait sa fulgurante carrière, et l'inexplicable charisme que le Fuhrer, physiquement déplaisant et totalement privé de charme, réussissait à exercer à un niveau quasi-hypnotique, sur d'immenses foules. Autre hypothèse, encore plus sinistre: Hitler n'était pas le vrai sorcier, mais il y en avait un autre, qui tirait les fils, et s'en servait comme d'une marionnette. Y-avait-il vrai ment quelqu'un au-dessus de Hitler ? Si oui qui était-il, et qu'est-il devenu ? Dans son ouvrage très documenté "The secret war", I'historien et romancier Dennis Wheatley soutient qu'entre 1940 et 1945, audelà de la guerre "matérielle", une autre guerre avait lieu, à coup de magie: de puis sants sorciers "blancs" de toutes les nationalités se seraient coalisés contre Hitler et ses mages, en les attaquant au niveau psychique. En Angleterre, les activités des "mages blancs" auraient été coordonnées par une section spécialisée des Services secrets, créée avec l'autorisation de Churchill. Parmi les plus puissants "opposants psychiques" à Hitler en Italie se trouvait-dit-on le père Pio de Pietracilna; en Allemagne (ce qui est attesté historiquement) le psychothérapeute personnel de Himmler, Felix Kersten, un medium très sensible dont le Reichsfuhrer était littéralement dépendant, et qui réussit à sauver la vie de centaines de Juifs (Kersten fut par la suite décoré par les Alliés pour "services rendus, d'un prix incomparable"). En effet, après sa prise du pouvoir, Hitler s'était immédiatement empressé de faire exterminer tous les astrologues, mediums et para-psychologues allemands, à l'exception de ceux qui travaillaient directement pour lui, probablement pour intimider ceux qui auraient pu se liguer contre lui. Mais cette précaution était à l'évidence insuffisante. Hitler ne pouvait échapper au destin de tous ceux qui font alliance avec le Malin: la destruction, une orgie de sang et de ruines. Enfermé dans un bunker du sous-sol d'un Berlin rasé à terre par les bombes et dévasté par les incendies, le Fuhrer attendit le 30 avril 1945 pour se suicider. C'était la veille de la nuit de Valpurgis, la nuit au cours de laquelle les puissances des ténèbres célebrèrent leur triomphe.


RENNES-LE-CHATEAU

Le secret du curè
. En 1892, le curé de Rennes-le-Chateau, François Béranger Saunière, découvrit, à l'occasion de travaux de réparation de son église, des manuscrits du XIlle siècle. Ce fut le début d'une affaire désormais vieille de plus de cent ans. En effet, jusqu'à cette année 1992, le curé avait da se donner grand mal pour équilibrer les comptes de sa paroisse. Après la découverte des parchemins, tout changea brusquement. Saunière montra les parchemins à l'éveque de Carcassonne, puis obtint la permission de se rendre à Paris, ainsi que l'argent nécessaire, afin de faire examiner les manuscrits par un spécialiste. Il séjourna trois semaines dans la capitale, en passant la majeure partie de son temps au Louvre, et acheta des reproductions de différents tableaux, dont une toile de Nicolas Poussin intitulée "Les Bergers d'Arcadie". Ce tableau, peint en 1640, représente un sarcophage portant l'inscription "Et in Arcadia Ego". Le sarcophage existait véritablement, non loin de Rennes-le-Chateau. Bien qu'en théorie Poussin ne soit jamais allé dans cette région, le paysage formant le fond du tableau semblait coincider avec le paysage réel. Cependant, les travaux se poursuivaient dans l'église. Une plaque de pierre fut trouvée sous le pavement. Elle fut déplacée, mais Saunière seul put voir ce qu'elle cachait. A partir de ce moment, le curé commen,ca à accomplir de longues explorations des lieux environnants. Peu après, les travaux de restauration reprirent. Mais cette fois, avec un grand déploiement de moyens: I'argent se mit soudain à couler à flots. Le curé semblait en posséder désormais une quantité illimitée. Saunière acheta de nombreux terrains autour de l'église, y fit aménager une "promenade" en demi-cercle, et fit édifier une tour, qu'il appela "Tour Magdala" en l'honneur de Sainte Marie-Madeleine. Saunière paya tous les travaux de sa poche, sans cesser, jusqu'à sa mort, en 1917, de disposer de grosses sommes d'argent. Quelle était l'origine de cette soudaine richesse ? Et pourquoi le pretre avait-il voulu que soit gravé sur le portail de l'église la phrase "Terribilis est locus iste", "Ceci est un lieu terrifiant" ?

Le tresor maudit. Pendant près de soixante-dix ans, I'énigme de la soudaine richesse du curé fut reléguée parmi les "mystères locaux". Puis, en 1968, Gérard de Sede, ésotériste et écrivain spécialiste des trésors cachés, raconta l'histoire de Saunière dans son étrange livre "le Trésor maudit". D'après de Sede, le pretre avait déchiffré un code complexe qui mettait en jeu, outre les manuscrits, le tableau de Poussin, et conduisait à un "trésor maudit". Les raisons pour lesquelles ce trésor est qualifié de "maudit" ne sont pas très claires, mais justifient la phrase "Terribilis est locus iste". Ce trésor proviendrait du Temple de Jérusalem. Grace au succès du "Trésor maudit", le nom de Rennes-le-Chateau devint brusquement célèbre. En 1970, un journaliste anglais, Henry Lincoln, réalisa, après avoir enqueté sur le sujet, trois documentaires pour la BBC: "The Lost treasure of Jerusalem ?", "The Priest, the painter and the devil", et "The Shadow of the Templars", qui nourrirent la curiosité autour de l'affaire. Au cours d'entretiens avec Gérard de Sede, Lincoln obtint la conviction que ce dernier faisait partie d'une mystérieuse confrérie, le "Prieuré de Sion", et qu'il avait parsemé son "Trésor maudit" d'indices destinés à ce que "quelqu'un d'autre" puisse continuer sa quete. Partant de ce présupposé, Lincoln écrivit en 1982, avec Michael Baigent et Richard Leigh, "The Holy blood and the Holy Grail".

L'une des étymologies possibles du mot "Graal" - la coupe dans laquelle, selon la légende, Joseph d'Arimathie recueillit le sang du Christ mourant sur la croix - inclut le préfixe "San". "San Graal" serait une transcription erronée de "Sang Real", "Sang royal". Le sang en question est bien entendu celui du Christ, contenu dans la coupe, mais pour Baigent, Leigh et Lincoln le terme désigne la descendance de Jésus. Ayant survécu à la crucifixion, le Sauveur aurait engendré des fils, dont serait issue la dynastie fran~caise des Mérovingiens. Les mystérieux documents découverts par Saunière en IX92 auraient été un point de départ permettant de retrouver d'autres documents qui prouveraient que, loin de .s'etre éteints en 751, les Mérovingiens (et donc les descendants directs du Christ) existeraient encore, protégés de près par le "Prieuré de Sion". Toujours d'après nos trois chercheurs, I'objectif du Prieuré - dont auraient été Grands Maltres, entre autres Nicolas Flamel, Léonard de Vinci, Ferrante Gonzague, Robert Fludd, Victor Hugo, Claude Debussy et Jean Cocteau - est de rétablir la monarchie le moment venu. La société secrète constituerait une "synarchie", ou gouvernement occulte, qui influence depuis presque mille ans les choix (politiques ou autres) des gouvernements officiels. Malheureusement, font remarquer Baigent, Leigh et Lincoln dans leur livre suivant, "The Messianic Legacy" (L'héritage messianique 19X6), le "Prieuré" se serait, dans les derniers temps, partiellement corrompu, et certains de ses éléments seraient en contact étroit avec la Mafia, la Loge P2 et "certains hommes politiques italiens".

Le lieu sacrè. Au-delà des secrets révélés par les livres cités, les documents découverts à Rennes-leChateau en auraient contenu un autre plus inquiétant encore, que meme le curé Saunière n'avait pas percé. En partant des parchemins et du tableau de Poussin et en déchiffrant des codes tout d'abord simples puis de plus en plus complexes, Lincoln aurait découvert, autour de Rennes-le-Chateau, les coordonnées d'un vaste ensemble de lieux sacrés reliés entre eux par de grands "alignements". Avec la logique rigoureuse (mais peu engageante pour les non-spécialistes) d'une démonstration mathématique. Lincoln réussit à prouver comment ces lieux sont alignés sur d'autres, et ceux-ci à d'autres encore, jusqu'à former un "pentacule parfait", une immense étoile à dix branches parfaitement régulières, avec à son centre le site de Coustlaussa. Ce vaste territoire constituerait un immense "lieu sacré", un incroyable temple à la Déesse Mère (la Terre) élevé par les mystérieux batisseurs du Néolithique qui - sur une plus petite échelle - avaient édifié Stonehenge, Avebury et autres sites mégalithiques d'Europe.

Vrai ou faux ? Du point de vue logique, la démonstration de Lincoln est imparable. Il faudrait cependant vérifier qu'elle ne puisse s'appliquer à n'importe quel autre lieu de la terre (I'auteur prétend que non). Ie fait e.st que les hypothèses concernant le "Mystère de Rennes-le-Chateau" continuent à se multiplier: au début des années quatre-vingt-dix, les livres consacrés à ce sujet (dont "Rennesle-Chateau, capitale secrète de la France") dépassent largement la cinquantaine. et leur nombre continue de croltre.


TESLA, NIKOLA

En avance sur son temps
Nikola Tesla était né en 1856 à Smilian, en Serbie, dans ce qui était alors l'empire austro-hongrois. En 1884, il se rendit à New York, avec certains de ses articles écrits à Paris et Belgrade, des notes pour la construction d'une machine volante, un recueil de poésies, et quatre cents. Mais il avait en tete tous les détails d'un "générateur de courant alternatif polyphase", un appareil destiné à transformer le courant continu en coúrant alternatif, adopté dès 1895 par toutes les centrales hydroélectriques. Tesla se mit immédiatement à travailler pour Edison, pour lequel il dessina 24 types de dynamos; après s'etre mis à son compte, il fit breveter trente inventions importantes en une seule année. Il était devenu un savant reconnu auquel ne manquaient ni l'argent ni le succès. Pourtant, en 1943, il mourut seul, et aigri, car il n'était pas parvenu à imposer certains de ses projets dans le domaine des ondes électromagnétiques. Véritable précurseur des expériences radiophoniques, il avait, en 1898, expérimenté publiquement un bateau radio-commandé, au Madison Square Garden de New York. L'année suivante, il possédait une station émetteur à Colorado Springs dans les Montagnes Rocheuses. En 1912, on lui proposa le Prix Nobel, qu'il refusa, car il s'estimait offensé de ne pas l'avoir re,cu en 1909 à la place de Marconi.

Energie transmise par voie aerienne. Contrairement à son rival italien, Tesla ne se contentait pas de transmettre de petites quantités d'énergie sous forme d'ondes radio: il prétendait transmettre par la voie des airs de grandes quantités de courant, destinées à l'usage domestique ou industriel. Imaginez en somme l'électricité arrivant chez vous, sans fil, mais avec une simple antenne, comme les signaux radio ou télé. Pure science-fiction ? Il semblerait bien que non. En effet, en 1899, à Colorado Springs, le savant réussit à trans- mettre, par le moyen d'un générateur d'un type nouveau, I'énergie nécessaire pour allu- mer 200 ampoules, à une distance de 40 kilo- mètres. Le magnat John Pierpoint Morgan s'intéressa à son invention et lui financ,a un projet encore plus ambitieux, dit "Système mondial". Tesla prétendait employer les "vibrations électriques" naturelles de la terre pour obtenir une énergie pratiquement gratuite. Mais les choses commencèrent à mal tourner. Morgan retira son soutien, et Tesla fut contraint de faire démolir ses installations. Il sombra dans une profonde dépression, se retira de la scène scientifique, après avoir imaginé, en 1934, un appareil aux caractéristiques très voisines de celles du laser. C'était un pacifiste convaincu, qui écrivait: "On ne peut abolir la guerre en la décrétant hors la loi; le seul moyen pour l'éviter est de faire en sorte que chaque nation soit en mesure de se défendre. J'ai eu la chance de développer une idée nou- velle qui peut etre employée de manière essen- tiellement défensive. Grace à elle, il est possible de détruire tout ce qui s'approche dans un rayon de 320 kilomètres."

Un compiot international. Comment se fait-il que l'invention la plus importante de Tesla, I'extraordinaire système de transmission de l'électricité sans fil, n'ait jamais vu le jour ? Ici, I'histoire tourne au roman policier. Elle part des notes, disparues après la mort de Tesla, qui auraient permis de reconstituer le fameux "SYstème mondial". s'estimait 1909 à la Une partie de ces notes a été confisquée par le FBI, et aucun scientifique, à ce qu'on dit, n'a jamais pu les examiner. D'après certaines rumeurs, les projets de Tesla se seraient retrouvés dans les pays de l'Est, où les savants soviétiques les auraient rendus opérationnels. Le fait est que, si on en croit certains chercheurs, I'"invention humanitaire" de Tesla recelait un immense potentiel de destruction: les "Ondes ELF' (Extra Low Frequency. fréquence ultra-basse) générées par son appareil pourraient créer un black-out radiophonique à échelle mondiale, déchamer des tempetes, influencer les comportements. Pendant la guerre froide, le scientifique Andrew Mikrowski affirma que "les Russes mènent des expériences basées sur les projets de Tesla, et ils ont réussi à changer le temps atmosphérique dans différentes régions de la terre."

La revanche de Tesla? En 1988, deux brevets "mineurs" de Tesla, oubliés depuis des années au "Patent Office", ont été mis en production: ils ne sont "mineurs" que parce qu'ils ne possèdent aucun attribut fantastique, mais ils se sont révélés d'une grande utilité dans le domaine de l'aéronautique. Il s'agit d'un type particulier de pompe, et d'une turbine sans pales. Dans les deux cas, le frottement (et par conséquent l'usure des pièces) est réduit à presque rien, ce qui garantit une durée de vie supérieure, et surtout, une plus grande sécurité. Mais la vraie "revanche de Tesla", c'est la redécouverte de son "Système mondial". A vrai dire, il y eut deux redécouvertes. La première une série d'expériences menées par un certain Robert Golka, qui reconstruisit les appareils de Colorado Springs- fit faire la grimace à la communauté scientifique. La seconde, cependant, provenait d'un éminent physicien du MIT et de Columbia University, Bernard Eastlund. Eastlund, conseiller de l'ARCO, la grande multinationale pétrolière, se trouva aux prises avec un problème complexe. Dans le sous-sol de North Slope en Alaska gisent environ trois trillions et demi de mètres cubes de gaz naturel, ce qui représente la totalité des besoins en énergie des EtatsUnis. Ces immenses ressources ne peuvent pourtant pas etre exploitées. Pour ce faire, il faudrait en effet construire un gazoduc pour transporter le carburant, ou encore construire sur place une centrale qui convertisse le gaz en énergie, puis transporter l'énergie (par exemple, sous forme d'électricité, par pylones et fils). Mais ces deux solutions n'étaient ni économiques ni vraiment réalisables. La solution idéale - pensa Eastlund - aurait été l"'impossible" invention de Tesla. En travaillant en simulation sur ordinateur (méthode qui n'existait pas du temps de Tesla), Eastlund a élaboré une sorte d'énorme antenne capable d'irradier l'énergie électromagnétique sous forme d'ondes radio jusqu'aux confins de l'atmosphère. Et, toujours par simulation, il a découvert avec terreur qu'une fois proche de la ionosphère, une telle quantité d'énergie pouvait causer ces effets "fantastiques" décrits par Andrew Mikrowski: black-out complet des communications, bouleversements atmosphériques, possibilité de détruire des appareils en vol.

L'homme venu d'ailleurs. La faisabilité des inventions de Tesla reste donc encore une énigme. Mais le "Commandant X", "ex-membre de l'intelligence militaire en contact à haut niveau avec le Gouvernement", n'a aucun doute: elles fonctionnent parfaitement. Dans son livre Nikola Tesla and the White Dove, le mystérieux Commandant soutient que le savant était un etre bienveillant venu de l'espace, doué des connaissances superleures propres aux "aliens". Son objectif était d'offrir au monde une énergie gratuite et illimitée, capable aussi d'annuler la force de gravité. Mais le gouvernement américain complice d'un complot inter-planétaire contre l'humanité déclenché depuis des millénaires aurait préféré se rendre maltre de ses inventions et les employer à ses propres fins: il les expérimente dans une base secrète du Nevada, d'où proviennent les OVNI, et à laquelle le "Commandant X" a consacré un autre de ses nombreux ouvrages.


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